Nantes populaire a organisé un débat le 9 juin à Nantes pour tirer les leçons de la dernière élection municipale. Le titre choisi pour cette soirée nous parait étonnant. Nantes Populaire pose la question : « Pourquoi la gauche a failli perdre à Nantes ? »… au lieu d’analyser les raisons qui ont fait que la gauche a gagné à Nantes (contrairement à plusieurs communes de l’agglomération qui ont basculé de gauche à droite – La Chapelle sur Erdre, Les Sorinières, Orvault, Bouaye – sans parler des communes perdues au plan national).
La victoire de la gauche a Nantes a été nette, elle n’est absolument pas une victoire étriquée alors que la droite avait fait de Nantes son laboratoire de la reconquête.
Et si au premier tour la liste conduite par Johanna Rolland est arrivée en tête, c’est tout d’abord parce que nous avons été en capacité de présenter à ce premier tour une liste qui a rassemblé une dizaine de formations politiques. Ce premier rassemblement, certes incomplet, a permis à une frange importante de l’électorat de gauche de sentir que, contrairement au plan national, une dynamique d’union serait possible localement.
Et la fusion opérée au deuxième tour avec la liste de la France insoumise a été approuvée très majoritairement par l’électorat de gauche. Alors que le LFI bashing contre la France insoumise a été particulièrement fort ces derniers mois.
Alors pourquoi à Nantes cela a marché ? Une des raisons, simple mais essentielle, c’est que les militantes et les militants des différentes formations de gauche se connaissent. Elles et ils ont l’habitude de se retrouver dans les mouvements sociaux dans la rue, que ce soit contre la réforme des retraites, contre les coupes budgétaires de Morançais par exemple ou lors du dernier premier mai. Elles et ils ont l’habitude depuis plusieurs années de se retrouver assez souvent aussi dans différents cadres unitaires, ce qui a été renforcé avec la création de la NUPES puis du NFP. Ces réunions unitaires sont souvent difficiles tant à gauche nous avons l’art de mettre en avant ce qui nous divise au lieu de partir de ce qui nous rassemble. Pourtant, nous avons été par exemple un des rares départements où dans les jours qui ont suivi le 7 octobre, une déclaration commune a été adoptée contrairement à ce qui s’est passé nationalement. Nous avions réussi un texte signé par : Ensemble 44, EELV 44, Gauche écosocialiste 44, Génération.s 44, Gauche démocratique et sociale (GDS 44), LFI 44, Nouvelle Donne 44, PCF 44, Place publique 44, PS 44, Territoires 44 (1).
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